Le burn-out n’est pas réductible à une dépression.
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Le burn-out n’est pas réductible à une dépression. Le traiter comme tel fait souvent perdre un temps précieux.
En cabinet je vois des patients quii ont “tout essayé”… antidépresseurs, anxiolytiques… et pourtant cette sensation de vide persistant. Ce n’est pas comme de la tristesse ni même un désespoir diffus mais plutôt comme une incapacité à récupérer, même quand le rythme ralentit.
Le scénario = une surcharge qui s’installe, des signaux d’alerte et un corps qui finit par décrocher.
Dans une dépression, l’élan vital, la motivation sont atteintes de manière globale, souvent indépendamment du contexte.
Dans le burn-out, la symptomatologie est plus somatique : une fatigue persistante malgré le sommeil, un retrait du facteur professionnel, une énergie indisponible malgré une envie présente.
Derrière ce tableau = axe HPA (axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien = ativation de la production de «l’hormone de stress» le cortisol), un sommeil fragmenté, une inflammation de bas grade (réaction inflammatoire), une bioénergétique mitochondriale (fonctionnement des cellules) en défaut.
L’organisme a dépassé sa capacité d’adaptation, il est épuisé.
Agir uniquement sur les neurotransmetteurs en prenant des antidépresseurs c’est chouette car cela peut atténuer certains symptômes… mais sans restaurer la capacité du corps à produire et mobiliser son énergie c’est peine perdu.
Résultat : le patient avance, mais ne se reconnaît pas dans ce qu’il vit. Il reprend, puis rechute.
Ne pas s’’arrêter pas au « diagnostic » posé mais essayer de comprendre pourquoi le système ne s’adapte plus.
C’est précisément là que le suivi thérapeutique psychologique prend sa place : objectiver et travailler ce qui dysfonctionne dans le psychisme notamment, au-delà de l’étiquette diagnostique.
Parce que la santé mentale ne se résume pas à l’absence de symptômes, mais à un équilibre dynamique entre les systèmes .
À partir de là, nous viserons la cause, pas juste la couche symptomatique.
Merci à mon collègue Nicolas Dedieu, pharmacien
