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Quand le désir s’éteint : le burnout sexuel.

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Vous aviez déjà entendu parler de ce concept ?
On parle de burnout au travail. On parle de burnout parental. Et si on parlait aussi de burnout sexuel !
Dans beaucoup de couples, la sexualité est intense au début, puis elle ralentit. C’est assez fréquent et « normal » !. Cela coexiste souvent avec plus d’attachement et de tendresse.
Alors, pourquoi c’est un problème ?
Le problème, c’est surtout quand ce ralentissement est vécu, par un des partenaire, comme une « menace » pour le couple. Car il y a une idée et une représentation très répandue dans nos sociétés…et que « Un couple solide
fait souvent l’amour. » Du coup, moins de sexualité peut vite devenir le signe que « quelque chose ne va pas ».
Et la pression monte !!! Cette pression peut changer le consentement et sous pression, certains.nes disent oui pour faire plaisir et surtout pour éviter un conflit, se rassurer et rassurer l’autre. Parfois aussi par culpabilité, honte ou peur. Un « oui-cadeau » peut donc bien exister. Mais… quand ce « oui » se répète sans désir ni plaisir, il finit vite par user et petit à petit, l’intimité devient une source de stress. L’épuisement peut
donc s’installer. Repérer les signaux !
Côté corps, on peut voir une baisse marquée du désir et du plaisir. Parfois des douleurs ou un inconfort, du vaginisme, des difficultés orgasmiques, voire une aversion.
Côté émotions, on retrouve souvent culpabilité, honte, peur, anxiété, impression d’impuissance.
Dans la relation, il peut y avoir distance et évitement. Même la tendresse est parfois évitée, par peur que
« ça mène à » un rapport.
Mais attention à une confusion fréquente !!! Une baisse de désir n’est pas un « burnout » en soi. Fatigue, stress, maladie, hormones, douleurs, événements de vie peuvent expliquer une baisse temporaire.
Le burnout sexuel renvoie plutôt à un désengagement durable. Souvent après des rapports consentis, mais vécus sans désir ni plaisir, répétés dans le temps. Comme si on avait trop donné, trop longtemps.
Quelles pistes ouvrir en pratique ?
(1) Remettre la sécurité et la communication au centre, (2) Questionner les croyances de performance, (3)Elargir l’intimité au-delà du rapport. Et orienter vers une professionnelle si besoin.