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Pourquoi dépensons-nous tant d’énergie sur ce qui ne peut pas changer ?

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Nous dépensons souvent trop d’énergie sur l’incontrôlable parce que notre perception du contrôle (locus control), nos stratégies d’adaptation (contrôle vs maîtrise) et des processus cognitifs/affectifs automatiques nous poussent à tenter d’agir sur l’extérieur plutôt que sur ce qui dépend réellement de nous.

Perception du locus control = orientation externe qui nous fait attribuer les événements à la chance, aux autres ou au contexte, ce qui favorise la rumination et l’effort sur l’incontrôlable.
Confusion entre contrôle / maîtrise = besoin de « contrôler » l’extérieur vise souvent à apaiser un inconfort intérieur / maîtriser consiste à travailler ce qui dépend de soi (attention, limites, respiration, réponses)
Mécanismes neurocognitifs et émotionnels : l’anxiété, les automatismes émotionnels et les croyances limitantes activent des schémas top-down (esprit vers le corps). Astuce : réorientant l’attention et la réponse psychophysiologique.
Il est important de
– distinguer ce qui ne dépend pas de vous, ce que vous pouvez influencer, et ce que vous pouvez  réellement maîtriser.
– rediriger l’effort vers la maîtrise : travailler les ressources internes  permet d’augmenter son sentiment d’agentivité sans prétendre maîtriser l’extérieur.
-interventions ciblées : cibler le scénarios anxieux, les automatismes émotionnels et croyances limitantes, cela peut renforce la capacité à agir différemment même quand la situation reste partiellement incontrôlable.
« Où ai-je intérêt à mettre mon énergie aujourd’hui ? » = une question de tri qui encourage le passage du contrôle illusoire à la maîtrise utile et mobilisable ici-et-maintenant et régule votre niveau d’énergie physique et cognitive.
Renforcer son sentiment d’agentivité (agir) au quotidien revient surtout à multiplier les petites expériences où l’on se voit agir d’obtenir un effet concret. Ce n’est pas une question de tout contrôler, mais de retrouver régulièrement la sensation : « j’ai une prise sur quelque chose que j’ai choisi ».
(1) Fixez vous de petits objectifs réalisables, persévérez et jusqu’au bout  (réussites répétées nourrissent la confiance dans sa capacité à agir).
(2) Découper les tâches en micro-actions de 10 à 30 minutes pour rendre l’action plus immédiate et moins écrasante, moins angoissant
(3) Noter chaque jour 2 ou 3 choses faites, même petites, afin de rendre visibles les preuves d’efficacité.
(4) Prévoir à l’avance sa réponse à une difficulté fréquente avec des plans du type « si X arrive, alors je fais Y ».
(5) S’appuyer sur le corps pour réguler l’état interne avant d’agir = respiration, posture, ancrage sensoriel, 54321, courte marche, car un état interne est stable plus l’action est  facilitée.
Le point clé n’est pas de croire que tout dépend de soi, mais de distinguer ce qui ne dépend pas de nous, ce que l’on peut influencer, et ce que l’on peut réellement maîtriser. C’est cette distinction qui permet de sortir de l’épuisement lié au contrôle illusoire et de revenir vers des actions petites, réalistes et répétées.