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Le thermomètre de la charge mentale

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Merci à ma collègue pour le visuel

Non vous n’avez pas “perdu vos capacités”, c’est votre cerveau qui est juste saturé.
La charge mentale, c’est ce travail invisible qui consiste à gérer, organiser et anticiper tout ce qui concerne le foyer et la vie quotidienne. Contrairement à l’idée reçue d’un « poids » émotionnel, les neurosciences la définissent comme la sollicitation de nos ressources attentionnelles et de notre mémoire de travail.
Quand la charge mentale augmente, tout lâche. En effet, les émotions qui lâchent et les fonctions cognitives : la concentration, la mémoire, la prise de décision.
En neurosciences cognitives, on sait que le siège de la charge mentale se situe principalement dans le cortex préfrontalces fonctions. C’est là que résident les fonctions exécutives : la planification, la prise de décision et l’inhibition des distractions. Ces ressources sont limitées entre autre car notre cerveau humain n’est pas fait pour le multitâche simultané.
Quand la charge dépasse un certain seuil, le cerveau ne compense pas, il se dégrade. C’est le moment où l’on commence à faire des erreurs ou à se sentir « dépassé ».
Le stress et la surcharge cognitive altèrent alors directement le fonctionnement du cortex préfrontal :
diminution des capacités de la mémoire de travail, fragmentation et labilité de l’attention et la prise de décision devient moins efficace, = c’est neurobiologique.
Quand la charge mentale devient excessive, le cerveau envoie des signaux au reste du corps via le système nerveux autonome

Ma collègue Inès M, a mise à disposition un thermomètre cognitif de la charge mentale

🟢 Zone basse
→ idées claires
→ attention stable
→ mémoire fonctionnelle

🟡 Zone intermédiaire
→ je perds le fil
→ je réfléchis au ralenti
→ ma mémoire décroche parfois

🟠 Zone haute
→ je n’arrive plus à me concentrer
→ brouillard mental
→ mauvaises décisions

🔴 Zone critique
→ je n’arrive plus à réfléchir
→ je n’arrive plus à mémoriser
→ mon cerveau “lâche”
À ce stade, ce n’est pas un problème de motivation.
C’est un problème de surcharge cognitive.

Sous charge excessive, le cerveau :
réduit la mémoire de travail ; rigidifie la pensée ; altère la prise de décision
Ce n’est pas de la paresse.
Ce n’est pas un manque de compétence.
C’est un signal neurobiologique.

Où se situe votre cerveau aujourd’hui sur ce thermomètre ?