Stress, cerveau et antidote !
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Votre esprit est constamment pollué par un poison qui s’infiltre partout est le parasite : le stress.
Le stress agite votre mental, le fait bouillonner parfois et lui fait ainsi gaspiller beaucoup d’énergie. Pour essayer de remédier à cela et de libérer votre esprit, il existe un certain nombre d’antidotes efficaces. Le stress est une réponse adaptative aux changements environnementaux, mais devient problématique lorsque la réaction ne remplit plus sa fonction. Nos pensées influencent fortement le déclenchement du stress et son maintien. Souvent pessimistes et orientées vers nos craintes, elles deviennent omniprésentes, impactant nos émotions même en dehors des situations stressantes. Ces schémas cognitifs s’appliquent à trois domaines : la vision de soi, du monde et des autres (estime de soi), causant de la souffrance en raison de l’écart entre idéaux et réalité. Comprendre ce stress, peut-être aussi en mesurer les effets et vous donnez quelques « antidotes » concrets afin de pouvoir réguler petit à petit de ce stress, voilà ce que vous trouverez dans ce bref écrit.
Attention : ce n’est pas magique et comme à chaque fois que je vous propose des exercices, ils ne seront « efficaces » que s’il y a une régularité.
Etymologie du mot Stress :
Le mot « stress » vient du verbe latin stringere qui signifie compresser, serrer… C’est en 1940 que Hans Selye introduit la notion de stress comme un « système d’alarme ». Avec les progrès de la vie moderne, c’est la vie professionnelle qui est la source de stress la plus importante à ce jour, nous pouvons aussi y ajouter les exigences de la vie domestique.
Des facteurs de stress classiques et d’autres micro-stress peuvent également apparaître (bruits des voisins, la foule, le trafic, les sonneries de téléphones portables, les mails, etc.). Si plusieurs de ses facteurs se cumulent sur la durée, les ressources s’épuisent.
Les recherches indiquent que plus de 80% des consultations chez un médecin sont en lien,
directement ou indirectement avec le stress. D’après une récente étude Ipsos : 23% des Français se sentent stressés tous les jours, 52% connaissent des problèmes de sommeil liés au stress, 47% ressentent une fatigue fréquente due au stress.
Le stress naît de la confrontation à une situation problématique et/ou menaçante que nous avons l’impression de ne pas pouvoir gérer efficacement.
Il y a 4 caractéristiques qui induisent une réponse de stress : Le faible contrôle ; L’imprévisibilité/incertitude ; La nouveauté ; Le soi menacé
Il existe 2 niveau de stress : • le stress « positif » celui qui nous fait avancer, qui nous fait nous engager, qui nous porte, qui nous rend dynamique et nous permet de porter nos projets. • le stress « toxique » qui produit exactement l’effet inverse : il nous fatigue, nous paralyse, nous empêche d’avancer et de nous réaliser. C’est de ce dernier dont je vous propose de parler ici.
Ce stress est un véritable fléau et certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres. Le niveau de stress peut donc varier d’une personne à l’autre. Si vous vous sentez concerné(e) par ce stress, il faut peut-être être prêt à faire les choses différemment. Vous le savez, si on fait toujours les mêmes choses, on a toujours le même résultat et si on veut changer le résultat, il faut que l’on change sa façon de faire les choses.
Votre stress est composé de deux grandes parties : – la partie sur laquelle vous n’avez pas la possibilité d’agir dans l’immédiat (stress/souffrance dû au travail, à la situation financière, à la famille, à la situation affective, à un problème de santé ou aux conditions de vie, à la société…). Ce stress est votre stress principal, vous ne pouvez pas agir dessus pour le moment et vous le subissez de plein fouet ; – la partie sur laquelle vous pouvez agir pour le diminuer à savoir les sources de stress sur lesquelles vous pouvez agir dès aujourd’hui pour diminuer votre stress global et vous sentir vraiment mieux.
Les deux types de stress :
1. Le stress aigu face à un évènement pour lequel nous sentons un des sentiments explicité dans la recette universelle du stress (Peu de contrôle / de l’imprévu / de la nouveauté / de la menace). Ce n’est pas nécessairement un mauvais stress car il nous permet de gérer une situation ponctuelle (avec un début et une faim). 2. Le stress chronique qui résulte d’une exposition prolongée et répétée au stress.
Les deux principales sources de stress :
Les stresseurs objectifs : ce sont les événements de vie majeurs que l’on est amené à rencontrer au cours de sa vie (deuils, naissances, mariages, divorces, déménagements), et également les tracas du quotidien (conflits, tâches ménagères…). Les stresseurs subjectifs : la façon dont on perçoit et interprète une situation génère du stress, et nos pensées par rapport à la situation importent plus que la situation en elle-même. Par exemple, si notre fils ne nous appelle pas après avoir pris la route, la situation n’est pas stressante en elle-même : elle le devient à cause de toutes les pensées qui peuvent nous traverser la tête, par exemple “il a dû avoir un accident de voiture”.
Face au stress comment réagissons nous ?
Le ressenti du stress provoque une réponse du corps par la sécrétion d’hormones : axe du cortisol et axe de l’adrénaline et de la noradrénaline. Cette réponse renvoie à des mécanismes adaptatifs ancestraux (archaïque) qui sert à mobiliser notre énergie pour nous préparer à nous défendre ou échapper aux prédateurs (combat ou fuite système sympathique). Ces messagers chimiques nous permettent, par exemple, de nous enfuir à toute vitesse car toute l’énergie va être envoyée vers les muscles. Les fonctions non essentielles à la survie s’arrêtent, alors que les fonctions essentielles s’hyperactivent. Le sang afflue vers le cœur et les muscles et provoque une augmentation du rythme cardiaque, des contractions musculaires, une dilatation pupillaire. Les sucres et les acides gras sont relâchés dans le sang. Il est possible qu’il se produise une brève période de « choc » (jambes molles ou les poils des bras qui se hérissent, le système réagit au trop de la situation phase sidération), puis votre organisme se met instinctivement en mode de mobilisation générale. En grande partie contrôlés et régulés par le système nerveux et les glandes endocriniennes, ces mécanismes de réactions en chaîne comprennent 3 phases. Le syndrome général d’adaptation explique comment le corps réagit au stress en trois phases : alarme, résistance et épuisement.
Les 3 phases du stress
La phase d’alarme = alerte : vos glandes surrénales libèrent d’abord de l’adrénaline et d’autres hormones pour permettre au corps de réagir immédiatement. Grâce à ce mécanisme, les perceptions (dilatation importante de la pupille…), la force musculaire et les réflexes sont décuplés. C’est la célèbre réponse « fight or flight», un état de très grande vigilance où il s’agit de décider si l’on va affronter la situation ou la fuir. Votre esprit fonctionne alors à 100 à l’heure.
La phase de résistance = mobilisation jusqu’à la fin du danger. On puise dans nos ressources pour faire face au danger, et les premiers signes de fatigue apparaissent. Plusieurs autres mécanismes se mettent en place et perdure environ une bonne dizaine de minutes : hausse dans le sang du taux de cholestérol, de sucre (glycémie) etc. Votre organisme libère à ce moment-là des nouvelles hormones : les endorphines, le cortisol, la dopamine et la sérotonine (la fameuse DOSE). Une fois l’évènement fini, la réaction de détente s’enclenche et le corps ressent la fatigue (phase de rééquilibrage). Après une période de repos, l’organisme retourne à son métabolisme habituel.
La phase d’épuisement = pas de rééquilibrage des taux, pas de retour possible à un équilibre de base. Les mécanismes de réactions d’alerte et de résistance fonctionnent tout le temps « à plein régime ». Il n’y a plus de phase de détente et l’organisme ne retrouve pas son équilibre physiologique de base.
L’organisme s’épuise et certains organes ou systèmes s’affaiblissent ou se relâchent laissant place à des désordres physiques et psychologiques plus graves.
– La dépression car le système est épuisé et n’arrive plus à assurer son équilibre,
– Un déficit nutritionnel, un déficit immunitaire,
– Les ulcères d’estomac,
– Les problèmes gynécologiques (aménorrhée, périodes d’infertilité),
– Les problèmes de santé mentale (anxiété, crises de panique, phobies, dépendances,
troubles de l’alimentation),
– Les maladies dites psychosomatique (asthme, psoriasis, arthrite rhumatoïde, syndrome de fatigue chronique, maladie de Crohn, fibromyalgie, migraine, syndrome prémenstruel, obésité…),
– L’aggravation des maladies et accélération de leur évolution (hypertension, maladies cardio-vasculaires, diabète type Il et cancer).
– L’affaiblissement du système immunitaire global
Attention : pour soulager le malaise causé par le stress, certains comportements compensatoires se mettent en place : tabagisme, alcoolisme, dépendance aux drogues, excès de sport, manque/excès de sommeil, isolement…Ces mécanismes compensatoires font peut-être oublier temporairement le stress mais ne le règlent pas, voire peuvent aggraver la situation. Et de nouveaux problèmes peuvent apparaitre.
Tous les grands changements commencent par un premier pas. Je vous propose donc quelques exercices à tester et à refaire régulièrement (cf Catégories Boite à outils).


